Les maladies de la moelle épinière provoquent des symptômes très variables. Tout dépend de la zone touchée et de la cause. Fourmillements, faiblesse musculaire, troubles de la marche ou troubles urinaires peuvent être observés. Beaucoup pensent d’abord à un simple problème de dos. Certains signes évoquant une atteinte médullaire justifient pourtant un avis médical. Cet avis s’impose rapidement si les troubles apparaissent brutalement ou s’aggravent.

Cette page fait le point de façon claire et documentée. Vous y trouverez les symptômes, les causes et les principales pathologies concernées. Nous abordons aussi le diagnostic, les traitements et les signes d’urgence. Ce contenu reste informatif et ne remplace pas une consultation médicale.

 

Qu’est-ce que la moelle épinière ?

Comprendre la moelle aide à comprendre les maladies qui la touchent. Ce cordon nerveux souple appartient au système nerveux central, comme le cerveau. Il prolonge le tronc cérébral vers le bas du dos. Les médecins parlent aussi de cordon médullaire ou de moelle spinale.

Où se trouve la moelle épinière ?

Elle descend du bulbe rachidien jusqu’aux premières vertèbres lombaires. Son trajet emprunte le canal rachidien, creusé dans la colonne vertébrale. Les anatomistes distinguent quatre étages, cervical, thoracique, lombaire et sacré. Cette organisation explique la logique des troubles médullaires.

Quel est le rôle de la moelle épinière ?

Le rôle de la moelle épinière ressemble à celui d’une autoroute. Les ordres moteurs descendent du cerveau vers les muscles. Les informations sensitives remontent des mains, des pieds et de la peau. Elle gère aussi des réflexes et participe au contrôle de la vessie. Ce fonctionnement reste invisible jusqu’à la panne.

Quelle différence entre moelle épinière, cerveau et nerfs ?

Le cerveau décide, la moelle transmet, les nerfs exécutent. Les nerfs spinaux sortent de la colonne par des ouvertures latérales. Ces racines nerveuses relient la moelle au reste du corps.

Cette distinction oriente le raisonnement médical, sans jamais suffire à elle seule. Une atteinte médullaire peut provoquer un syndrome pyramidal. Ce tableau associe les réflexes vifs, spasticité et signe de Babinski. On parle de signes du neurone moteur central. Une atteinte des nerfs périphériques donne plutôt des réflexes diminués. Ces repères manquent parfois, notamment en phase aiguë ou dans les formes partielles.

Qu’est-ce qu’une maladie ou une atteinte de la moelle épinière ?

Le terme maladie médullaire recouvre de très différentes situations. Une pathologie médullaire peut être inflammatoire, vasculaire, tumorale ou mécanique. Le résultat reste comparable, car le message nerveux circule mal. Les comptes rendus évoquent alors une souffrance médullaire.

Maladie de la moelle épinière ou lésion médullaire ?

Les deux expressions se croisent souvent dans les courriers médicaux. Une lésion médullaire décrit une zone abîmée, visible à l’imagerie. Une maladie de la moelle épinière désigne plutôt un processus évolutif. Le mot « atteinte médullaire » reste le plus neutre des trois.

Une atteinte de la moelle épinière peut-elle être temporaire ?

Une inflammation traitée tôt laisse parfois peu de traces. Une compression médullaire opérée rapidement offre souvent une bonne évolution. D’autres situations laissent en revanche des séquelles médullaires durables. Le délai de prise en charge pèse sur le pronostic.

Quelles conséquences selon la zone touchée ?

Le niveau de l’atteinte oriente l’étendue des troubles. Une lésion cervicale peut retentir sur les quatre membres. Une atteinte lombaire ou sacrée perturbe la marche et les sphincters. Les troubles siègent en général sous le niveau lésé.

Test avc moelle épinière homme jeune

Quels sont les symptômes d’une maladie de la moelle épinière ?

Les symptômes d’une maladie de la moelle épinière varient beaucoup. Ils dépendent du niveau touché et de la vitesse d’installation. Quatre grandes familles de signes neurologiques reviennent le plus souvent. Tout déficit neurologique persistant mérite un avis spécialisé.

Douleurs et symptômes sensitifs

La douleur ouvre fréquemment le tableau clinique. Elle siège dans le dos, la nuque ou le long d’un membre. Une douleur cervicale tenace inquiète surtout si elle réveille la nuit. Les douleurs neuropathiques évoquent des brûlures ou des décharges électriques.

Les troubles de la sensibilité complètent souvent ce tableau. Beaucoup décrivent des fourmillements, des picotements ou un engourdissement. D’autres signalent une perte de sensibilité au chaud et au froid. Ces paresthésies dessinent parfois une limite nette sur le tronc.

Faiblesse musculaire et troubles moteurs

La faiblesse musculaire constitue le second grand signal. Elle touche les jambes, les bras ou les quatre membres. Les patients trébuchent, peinent dans les escaliers, lâchent des objets. Cette perte de force s’accompagne souvent de troubles de la marche. Une spasticité apparaît quand la moelle elle-même est touchée. Les muscles deviennent alors raides et se contractent involontairement. Une paralysie, une paraplégie ou une tétraplégie restent possibles dans les formes sévères.

Troubles urinaires et intestinaux

Les troubles urinaires représentent un signe d’alerte majeur. Une rétention urinaire brutale impose une consultation immédiate. Une incontinence urinaire récente mérite le même réflexe. Les médecins parlent alors de vessie neurologique. Constipation, incontinence fécale, troubles sphinctériens et dysfonction sexuelle complètent parfois le tableau.

Autres symptômes possibles

D’autres plaintes reviennent régulièrement en consultation. La perte d’équilibre gêne surtout la marche dans l’obscurité. Des troubles de la coordination touchent également les mains, avec une fatigue marquée. Les chutes se multiplient et menacent peu à peu l’autonomie.

Quelles sont les principales maladies de la moelle épinière ?

Plusieurs affections très différentes peuvent toucher ce cordon nerveux. Certaines relèvent de la neurologie, d’autres de la neurochirurgie. Voici les pathologies médullaires rencontrées le plus souvent en pratique. Chacune possède un profil de symptômes assez caractéristique.

Syringomyélie

La syringomyélie correspond à une cavité remplie de liquide, appelée syrinx. Elle se creuse dans la moelle et comprime les fibres voisines. Les premiers signes touchent souvent la sensibilité à la chaleur. Des brûlures indolores aux mains constituent un signe évocateur. De nombreux cas s’associent à une malformation de Chiari.

À lire aussi : notre dossier complet sur la syringomyélie, ses causes et sa prise en charge.

Myélite transverse

La myélite transverse désigne une inflammation de la moelle épinière. Elle touche le cordon sur un ou plusieurs segments. Les causes sont souvent auto-immunes, parfois infectieuses ou post-infectieuses. Cette maladie inflammatoire s’installe en quelques heures ou quelques jours. Le bilan recherche notamment une sclérose en plaques débutante.

Le tableau associe faiblesse des jambes et troubles sensitifs. Les analyses recherchent des anticorps anti-AQP4, marqueurs d’une neuromyélite optique. Les anticorps anti-MOG définissent une myélite associée aux anticorps MOG. Le traitement repose souvent sur les corticoïdes, puis sur un suivi spécialisé.

Myélopathie

La myélopathie décrit une souffrance chronique de la moelle. La myélopathie cervicale reste la forme la plus fréquente après cinquante ans. L’arthrose rétrécit le canal et comprime lentement le cordon nerveux. On parle aussi de myélopathie dégénérative dans ce contexte.

Les symptômes progressent en général sur plusieurs mois. La marche devient raide, hésitante, moins assurée. Les mains perdent leur habileté fine, notamment pour les boutons. Cette atteinte médullaire cervicale conduit souvent à discuter une chirurgie. Sans prise en charge, la gêne tend à s’aggraver.

Compression de la moelle épinière

La compression médullaire regroupe toutes les causes d’écrasement du cordon. Une hernie discale, une tumeur ou un abcès peuvent l’expliquer. Une compression cervicale menace les quatre membres à la fois. Une compression thoracique touche surtout le bas du corps.

Les symptômes s’installent parfois en quelques heures seulement. Une compression médullaire aiguë est considérée comme une urgence. Les équipes visent alors une décompression chirurgicale précoce. Un délai prolongé est souvent associé à une récupération moins favorable.

Syndrome de la moelle attachée

Le syndrome de la moelle attachée relève d’une anomalie de développement. La moelle reste fixée trop bas et subit une traction permanente. Les publications anglophones parlent de tethered cord syndrome. Douleurs lombaires, faiblesse des jambes et troubles urinaires dominent chez l’adulte. Un spina bifida occulte se retrouve parfois à l’origine.

Hydromyélie

L’hydromyélie désigne classiquement une dilatation du canal central de la moelle. La syringomyélie décrit plutôt une cavité creusée dans le tissu nerveux. Cette distinction reste théorique, car l’imagerie ne les sépare pas toujours. Beaucoup d’équipes emploient donc le mot hydrosyringomyélie. Une hydromyélie peut rester longtemps asymptomatique.

Arachnoïdite

L’arachnoïdite est une inflammation de l’arachnoïde, une enveloppe de la moelle. Cette membrane s’épaissit et forme des adhérences. L’arachnoïdite spinale perturbe alors la circulation du liquide céphalo-rachidien. Une chirurgie, une infection ou une ponction peuvent la favoriser. Les douleurs neuropathiques dominent souvent le quotidien des patients.

AVC médullaire et infarctus de la moelle épinière

L‘AVC médullaire reste rare mais impressionnant. Un vaisseau se bouche et prive la moelle d’oxygène. Cet infarctus médullaire concerne souvent le territoire de l’artère spinale antérieure. Une douleur dorsale brutale précède parfois le déficit des jambes. Cette ischémie médullaire justifie une hospitalisation immédiate.

À lire aussi : notre article dédié à l’AVC médullaire, ses causes et ses séquelles.

Tumeurs de la moelle épinière

Une tumeur médullaire peut naître dans la moelle ou autour d’elle. Les tumeurs intramédullaires se développent dans le tissu nerveux. L’épendymome et l’astrocytome en sont les exemples classiques. Les symptômes progressent en général lentement, avec douleur nocturne et faiblesse. Les métastases vertébrales restent la cause tumorale la plus fréquente.

Traumatismes et lésions médullaires

Un traumatisme médullaire survient lors d’un choc violent. Accidents de la route, chutes et plongeons dominent les statistiques. Une fracture vertébrale peut écraser ou léser la moelle. La gravité dépend du niveau et du caractère complet de la lésion. Les séquelles justifient une rééducation longue et spécialisée.

Homme se faisant manipuler, car douleur bas du dos gauche

Quelles sont les causes des maladies de la moelle épinière ?

Les origines possibles se regroupent en quelques grandes familles. Cette classification guide le raisonnement du neurologue et le choix des examens. Un même symptôme peut relever de mécanismes très différents. Identifier la cause conditionne tout le traitement.

Causes inflammatoires

L’inflammation figure parmi les causes fréquentes chez l’adulte jeune. Une maladie auto-immune peut s’attaquer à la myéline des fibres nerveuses. Une sclérose en plaques avec atteinte médullaire se révèle parfois ainsi. La neuromyélite optique et les myélites anti-MOG appartiennent au même groupe. Une infection virale déclenche également des myélites transitoires.

Causes mécaniques

Les causes mécaniques dominent nettement après cinquante ans. Une hernie discale volumineuse peut comprimer le cordon médullaire. Un canal cervical étroit réduit l’espace disponible pour la moelle. Une arthrose cervicale avancée épaissit les articulations vertébrales. Cette sténose spinale évolue lentement, sur plusieurs années.

Causes vasculaires

La vascularisation de la moelle épinière repose sur un réseau limité. Un trouble de la circulation prive vite les cellules d’oxygène. L’infarctus médullaire complique parfois une chirurgie de l’aorte. Une malformation artério-veineuse médullaire peut saigner ou gêner le drainage. Une fistule artério-veineuse durale entraîne une myélopathie lentement progressive.

Causes traumatiques

Un accident de la route reste la cause traumatique numéro un. Une chute de sa hauteur suffit chez une personne âgée fragile. Tout traumatisme de la colonne impose une immobilisation prudente.

Causes tumorales

Une tumeur peut naître sur place ou venir d’un autre organe. Les métastases du sein, du poumon et de la prostate touchent souvent le rachis. Un épendymome ou un astrocytome se développe dans la moelle même.

Causes congénitales et malformatives

Certaines maladies naissent pendant le développement embryonnaire. La malformation de Chiari gêne l’écoulement du liquide céphalo-rachidien. Elle favorise la syringomyélie et l’hydromyélie. Un spina bifida peut entraîner un syndrome de la moelle attachée, révélé parfois à l’âge adulte.

Causes carentielles et dégénératives

Une carence en vitamine B12 peut provoquer une myélopathie dite combinée. Elle touche surtout les cordons postérieurs de la moelle épinière. Une supplémentation précoce améliore souvent l’évolution. Certaines formes de maladie dégénérative médullaire progressent lentement. Un déficit en cuivre ou une infection chronique complètent cette liste.

Comment diagnostiquer une maladie de la moelle épinière ?

Le diagnostic suit une démarche progressive et rigoureuse. L’interrogatoire précède toujours l’imagerie. Le médecin cherche la date de début et la vitesse d’installation. Ce bilan neurologique oriente les examens complémentaires. Un diagnostic médullaire repose toujours sur un faisceau d’arguments.

L’examen neurologique

L’examen neurologique teste la force, la sensibilité et les réflexes. Des réflexes trop vifs orientent vers une atteinte centrale. Le médecin recherche aussi un niveau sensitif sur le tronc. Cette étape aide à localiser l’atteinte avant l’imagerie. Un neurologue ou un neurochirurgien complète souvent cette évaluation.

Pourquoi réaliser une IRM de la moelle épinière ?

L’IRM de la moelle épinière est l’examen réalisé en première intention. Elle visualise le tissu nerveux, les cavités et les compressions. L’IRM médullaire montre aussi l’inflammation et de nombreuses tumeurs. Certaines atteintes restent toutefois discrètes au tout début. Un examen normal n’écarte donc pas toujours une atteinte médullaire.

IRM cervicale, thoracique ou lombaire

Le choix de la zone dépend directement des symptômes. Une gêne des quatre membres oriente vers une IRM cervicale. Un niveau sensitif sur le tronc suggère une IRM thoracique. Des troubles des jambes et des sphincters justifient une IRM lombaire.

Autres examens possibles

Le scanner analyse mieux l’os et les fractures. Le myéloscanner garde une utilité quand l’IRM est impossible. Une ponction lombaire permet l’analyse du liquide céphalo-rachidien. L’électromyogramme explore les nerfs et écarte une neuropathie. Une prise de sang recherche anticorps, infection ou carence en vitamine B12.

Comment sont traitées les maladies de la moelle épinière ?

Le traitement dépend d’abord de la cause identifiée. La prise en charge neurologique associe souvent plusieurs spécialités. L’objectif reste double, agir sur la cause et préserver l’autonomie.

Traitement médicamenteux

Le médicament occupe une place variable selon la maladie. Les corticoïdes calment une inflammation aiguë. Les immunosuppresseurs limitent les rechutes des maladies auto-immunes. Les antispastiques réduisent la raideur musculaire. Certains antalgiques ciblent spécifiquement la douleur d’origine nerveuse.

Chirurgie et décompression médullaire

La neurochirurgie intervient quand la moelle subit une pression. La décompression médullaire élargit le canal et libère le cordon. Le chirurgien retire un disque, une lame osseuse ou une tumeur. Opérée tôt, une compression laisse souvent moins de séquelles. Cette chirurgie vise surtout à stopper l’aggravation des troubles neurologiques.

Rééducation fonctionnelle

La rééducation occupe une place centrale et durable. La kinésithérapie entretient la force et la souplesse articulaire. L’ergothérapie adapte le domicile et les gestes du quotidien. Le système nerveux garde des capacités d’adaptation appelées plasticité. Cette réadaptation s’inscrit souvent dans la durée, parfois sur deux ans.

Prise en charge de la douleur

La douleur neuropathique répond mal aux antalgiques classiques. Certains antiépileptiques et antidépresseurs la soulagent mieux. La neurostimulation transcutanée aide une partie des patients. Un centre de la douleur propose une approche globale et pluridisciplinaire.

Traitement selon la cause

Une myélite relève des corticoïdes puis d’un traitement de fond. Une syringomyélie symptomatique peut conduire à une chirurgie du Chiari. Une tumeur médullaire justifie exérèse, radiothérapie ou surveillance rapprochée.

Test pour perte de force musculaire jambes

Une maladie de la moelle épinière peut-elle provoquer une paralysie ?

Oui, certaines maladies de la moelle épinière peuvent conduire à une paralysie. Ce risque ne concerne heureusement pas tous les patients. Beaucoup vivent des années avec des douleurs et des fourmillements. Cette perte de mobilité reste une évolution possible, jamais systématique.

L’étendue dépend avant tout du niveau de la lésion. Une atteinte cervicale haute peut causer une tétraplégie. Une atteinte thoracique entraîne plutôt une paraplégie. Les séquelles neurologiques restent difficiles à prévoir individuellement.

Quand faut-il consulter rapidement ?

Certains signes doivent conduire à consulter sans délai. Une faiblesse brutale des jambes ou des bras figure en tête. Une paralysie soudaine ou une nouvelle difficulté à marcher alerte aussi. Une prise en charge précoce améliore généralement le pronostic. Voici les signaux qui doivent faire réagir vite.

Faiblesse brutale d’un ou de plusieurs membres

Paralysie soudaine, même partielle ou fluctuante

Perte du contrôle de la vessie ou rétention urinaire

Troubles sphinctériens apparus en quelques heures

Douleur intense inhabituelle du dos ou de la nuque

Traumatisme de la colonne après une chute ou un accident

Troubles neurologiques soudains des deux côtés du corps

Ces signes n’annoncent pas systématiquement une maladie médullaire. D’autres causes, rachidiennes ou musculaires, peuvent aussi les expliquer. Seul un examen neurologique permet de trancher. Il vaut mieux consulter pour rien que méconnaître une urgence.

Une rétention urinaire brutale associée à une faiblesse impose un avis immédiat. Un traumatisme de la colonne justifie la même prudence. Il ne faut pas mobiliser la victime avant l’arrivée des secours. En France, contactez le 15 (Samu) ou le 112 sans attendre.

    Quelle différence entre maladie de la moelle épinière et maladie de la colonne vertébrale ?

    La colonne vertébrale est une structure osseuse, faite de vertèbres. La moelle épinière est un tissu nerveux logé à l’intérieur. Une maladie de la colonne vertébrale touche l’os, le disque ou l’articulation.

    Critère
    Structure touchée
    Douleur
    Signes associés
    Examen clé
    Maladie de la colonne vertébrale
    Vertèbre, disque, articulation
    Souvent musculosquelettique, calmée au repos
    Raideur, contracture
    Radiographie, scanner
    Maladie de la moelle épinière
    Tissu nerveux central
    Brûlures, décharges, plus permanente
    Faiblesse, fourmillements, troubles urinaires
    IRM médullaire

    Les douleurs liées à la colonne vertébrale sont souvent d’origine musculosquelettique. Certaines pathologies rachidiennes atteignent toutefois les nerfs ou la moelle. Une atteinte de la moelle épinière ajoute alors des signes neurologiques. Une hernie discale volumineuse peut ainsi comprimer le cordon. L’atteinte d’une racine nerveuse donne une sciatique, pas une myélopathie.

    Peut-on vivre normalement avec une maladie de la moelle épinière ?

    Vivre avec une maladie médullaire chronique reste tout à fait possible. Beaucoup de patients travaillent, voyagent et conduisent sans difficulté majeure. La qualité de vie dépend surtout des symptômes résiduels. Une organisation adaptée compense une grande part du handicap.

    L’activité physique douce apporte des bénéfices réels. Natation, marche et vélo d’appartement conviennent souvent bien. Les douleurs chroniques et la fatigue demandent un suivi régulier. La conduite reste possible après avis médical, parfois avec adaptations.

    À lire aussi : nos conseils pour le quotidien avec une syringomyélie.

    Conclusion

    Les maladies de la moelle épinière forment un ensemble hétérogène. Elles partagent pourtant une logique de symptômes assez constante. Douleurs, fourmillements, faiblesse et troubles urinaires doivent attirer l’attention. Une atteinte médullaire repérée tôt se prend mieux en charge.

    L’examen clinique et l’IRM permettent aujourd’hui un diagnostic précis. Les traitements ont progressé, en chirurgie comme en rééducation. Aucun symptôme neurologique persistant ne devrait être banalisé. Un avis spécialisé reste la meilleure des précautions.

      Cet article a une vocation informative et pédagogique. Il a été rédigé à partir de données médicales publiques et de références neurologiques reconnues. Il ne remplace ni un diagnostic, ni une consultation, ni un avis spécialisé. En cas de symptôme neurologique inhabituel, consultez un médecin sans tarder.

        Vos questions fréquentes

        Quelles sont les principales maladies de la moelle épinière ?

        Les plus fréquentes sont la myélopathie cervicale et la compression médullaire. Viennent ensuite myélite transverse, syringomyélie et hydromyélie. Tumeurs, arachnoïdite, traumatismes et AVC médullaire complètent cette liste.

        Quels sont les premiers symptômes d’une maladie de la moelle épinière ?

        Des fourmillements discrets dans les mains ou les pieds apparaissent fréquemment. Une raideur à la marche et une maladresse fine suivent. Une douleur cervicale ou dorsale persistante accompagne parfois ces troubles.

        Comment savoir si la moelle épinière est atteinte ?

        Seul un médecin peut l’affirmer, après examen. L’examen neurologique recherche des réflexes vifs et un niveau sensitif. L’IRM médullaire précise ensuite l’atteinte et sa cause. L’association faiblesse, troubles sensitifs et troubles urinaires reste très évocatrice.

        Quelle maladie provoque une faiblesse des jambes ?

        Une myélopathie cervicale ou une compression thoracique en est une cause classique. Une myélite transverse provoque une faiblesse d’installation rapide. Un infarctus médullaire entraîne un déficit brutal des deux jambes.

        Une maladie de la moelle épinière peut-elle provoquer des fourmillements ?

        Oui, les fourmillements comptent parmi les signes les plus fréquents. Ils traduisent une souffrance des fibres sensitives. Le vocabulaire médical parle de paresthésies. Leur localisation aide à situer l’atteinte médullaire.

        Une maladie de la moelle épinière peut-elle provoquer des douleurs ?

        Oui, la douleur accompagne beaucoup de maladies médullaires. Elle devient parfois neuropathique, avec brûlures et décharges. Ces douleurs neuropathiques relèvent de traitements spécifiques. Un centre antidouleur aide dans les formes rebelles.

        Peut-on guérir d’une maladie de la moelle épinière ?

        Tout dépend de la cause. Une compression médullaire opérée tôt évolue souvent favorablement. Une myélite peut régresser avec peu de séquelles. Les lésions anciennes laissent en revanche des séquelles plus durables.

        Quelle IRM pour voir la moelle épinière ?

        L’IRM médullaire est l’examen adapté, centrée sur la zone suspecte. Une IRM cervicale explore le cou et les quatre membres. Une IRM thoracique ou lombaire complète le bilan si nécessaire. Le scanner analyse surtout l’os, pas le tissu nerveux.

        Quel médecin consulter pour une maladie de la moelle épinière ?

        Le médecin traitant oriente vers un neurologue pour le bilan. Un neurochirurgien intervient en cas de compression ou de tumeur. Un médecin rééducateur coordonne la prise en charge fonctionnelle.

        Une atteinte de la moelle épinière est-elle toujours grave ?

        Non, la gravité varie beaucoup d’un cas à l’autre. Certaines hydromyélies restent asymptomatiques toute la vie. D’autres atteintes provoquent un handicap important en quelques heures. Le niveau et l’étendue de la lésion font la différence.

        Peut-on avoir une maladie de la moelle épinière sans paralysie ?

        Oui, et c’est la situation la plus courante. Beaucoup de patients présentent surtout des douleurs et des fourmillements. Une faiblesse musculaire légère peut passer inaperçue longtemps. La paralysie concerne plutôt les formes sévères ou tardives.

        Quelle est la différence entre myélopathie et myélite ?

        La myélopathie désigne une souffrance chronique, souvent mécanique. La myélite correspond à une inflammation, auto-immune ou infectieuse. La première évolue sur des mois, la seconde sur des jours. L’IRM et l’analyse du liquide céphalo-rachidien aident à les distinguer.

        Quelle est la différence entre syringomyélie et hydromyélie ?

        L’hydromyélie désigne une dilatation du canal central de la moelle. La syringomyélie décrit une cavité creusée dans le tissu nerveux. Les images se ressemblent beaucoup et les termes se recouvrent. Le mot hydrosyringomyélie est souvent employé pour cette raison.

        Une compression de la moelle épinière est-elle une urgence ?

        Oui, une compression médullaire aiguë est traitée comme une urgence. Une faiblesse rapide des jambes justifie un appel au 15. Une rétention urinaire associée renforce ce caractère urgent. Une prise en charge précoce améliore en général les chances de récupération.