170, 171 ou 172 trimestres ? D’une page à l’autre, le chiffre change pour une même année de naissance. L’écart a une explication. Une partie des résultats reprend encore le calendrier de 2023, alors que les pensions prenant effet depuis le 1er septembre 2026 suivent un barème modifié, notamment pour les générations 1964 et 1965. Une seconde question s’y mêle : les trimestres que des enfants peuvent ajouter à votre durée d’assurance, et la caisse qui les attribue. Nous reprenons les deux, pour un salarié du privé, avec les démarches qui permettent de vérifier votre propre relevé.
Sommaire
Combien de trimestres faut-il selon votre année de naissance ?
Comment valider un trimestre pour la retraite en 2026 ?
Combien de trimestres par enfant peut-on obtenir dans le privé ?
Quelles règles pour les enfants des fonctionnaires ?
Les trimestres pour enfants comptent-ils en carrière longue ?
Peut-on partir sans avoir tous ses trimestres ?
À qui s’adresser pour vérifier ses trimestres et déclarer ses enfants ?
Les trimestres pour la retraite : les questions fréquentes de nos lecteurs
Combien de trimestres faut-il selon votre année de naissance ?
Le barème en vigueur depuis septembre 2026
Sur une même ligne du barème se lisent l’âge légal et la durée d’assurance requise, deux valeurs différentes. L’âge légal est l’âge à partir duquel on peut demander sa retraite ; il n’oblige personne à partir à cet âge. La durée d’assurance requise pour le taux plein est le nombre de trimestres qui évite la décote, c’est-à-dire la réduction appliquée à la pension quand il en manque. Le barème suivant est celui publié par service-public.fr pour un salarié du privé, en droit commun, pour les pensions qui prennent effet à compter du 1er septembre 2026. Nous l’avons vérifié le 16 octobre 2026. Il laisse de côté les carrières longues et les cas particuliers.
Barème salarié du privé, pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026 (vérifié le 16 octobre 2026)
1961 et 1965, deux années à lire au mois près
Dans ce barème, deux années de naissance se lisent au mois près. En 1961, une naissance entre janvier et août donne 168 trimestres et un âge légal de 62 ans ; à partir du 1er septembre, il faut 169 trimestres et l’âge passe à 62 ans et 3 mois. En 1965, la coupure tombe au 1er avril : 170 trimestres et 62 ans et 9 mois jusqu’au 31 mars, puis 171 trimestres et 63 ans pour une naissance d’avril à décembre. Selon service-public.fr, cette séparation de l’année 1965 fait partie des règles appliquées depuis le 1er septembre 2026, dans le cadre d’une suspension prévue jusqu’en 2028. Les générations 1963 et 1964 sont à 170 trimestres. Celles nées à partir de 1969 sont à 172 trimestres et 64 ans : la même ligne vaut pour une naissance en 1970, 1975 ou 1980.
Des chiffres périmés encore en ligne
Certaines pages, y compris de caisses de retraite, affichent encore 172 trimestres dès 1965 ou un âge légal de 64 ans dès 1968. Ces valeurs viennent du calendrier antérieur à septembre 2026. Pour une naissance en 1964, le chiffre actuel est de 170 trimestres, et non 171 comme l’indiquaient les anciens tableaux. Avant de retenir un nombre, on regarde donc la date de mise à jour de la page et la date d’effet de la retraite à laquelle il s’applique. L’âge légal concerne uniquement la retraite : il est sans lien avec le mot « senior », dont nous détaillons les différents seuils dans notre article sur les âges du jeune senior.
Trois informations pour lire la bonne ligne
Les trimestres liés aux enfants s'ajoutent à votre durée d'assurance : le seuil fixé pour votre génération reste le même.
- votre date de naissance complète, mois compris si votre naissance date de 1961 ou de 1965
- la date d'effet de votre retraite : ce barème vaut pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026
- votre régime : ces chiffres concernent le salarié du privé, hors carrière longue et cas particuliers
Comment valider un trimestre pour la retraite en 2026 ?
Un trimestre se gagne avec un montant de salaire
Pour un salarié, un trimestre se valide par un montant de revenu, et non par une durée de travail. En 2026, il faut 1 803 € de revenu soumis à cotisations pour valider un trimestre cotisé, soit 150 fois le Smic horaire en vigueur au 1er janvier, selon service-public.fr. On en valide au maximum quatre par année civile, même avec plusieurs employeurs ou plusieurs activités. Trois mois travaillés ne sont donc pas exigés : c’est le revenu de l’année qui compte. Ce seuil sert uniquement à compter les trimestres ; il est distinct du prix d’un rachat de trimestre, et il vaut pour les salariés. Les indépendants suivent leurs propres règles, qu’on ne peut pas déduire de ce chiffre.
Les trois mots d'un relevé de carrière
Un relevé de carrière classe les trimestres selon leur origine, et ces libellés n’ont pas le même effet. Un trimestre cotisé a été financé par les cotisations prélevées sur un revenu d’activité. Un trimestre assimilé correspond à une période sans travail prise en compte pour la retraite, par exemple un chômage ou un arrêt maladie indemnisés. Un trimestre majoré, enfin, est ajouté à votre durée d’assurance au titre d’un enfant : il ne correspond à aucune année travaillée. Pour le taux plein, ces catégories s’additionnent. Pour une carrière longue, en revanche, seuls les trimestres cotisés et, dans certaines limites, ceux qu’on dit réputés cotisés entrent dans le calcul.
L'année du départ compte à part
L’année où vous partez obéit à une règle propre : seuls les trimestres civils écoulés avant le départ sont retenus. Service-public.fr en donne un exemple. Pour un départ au 1er septembre, le décompte s’arrête au 30 juin, et l’année n’apporte que 2 trimestres, même si les salaires perçus auraient suffi à en valider 4. Cet exemple illustre la méthode ; le décompte de votre propre dossier revient à votre caisse. Cette règle explique aussi pourquoi deux salariés aux carrières proches, partis à quelques mois d’écart, ne voient pas le même total sur leur dernière année.
Combien de trimestres par enfant peut-on obtenir dans le privé ?
Jusqu'à huit trimestres, en deux majorations
Dans le privé, un enfant peut ouvrir droit à jusqu’à 8 trimestres supplémentaires, selon service-public.fr. Ils se répartissent en deux majorations : 4 trimestres au titre de la maternité ou de l’adoption, et 4 au titre de l’éducation. Ces 8 trimestres valent pour l’enfant, pas pour chacun de ses parents, et pour un même enfant la majoration de maternité et celle d’adoption ne se cumulent pas. Ces majorations ne sont rattachées à aucune année civile : elles s’ajoutent à votre durée d’assurance totale, ce qui explique qu’elles échappent au plafond de quatre trimestres par an. Elles augmentent vos droits acquis sans abaisser le nombre de trimestres exigé pour votre génération.
Pour un enfant né ou adopté avant 2010
Pour les enfants nés ou adoptés avant 2010, les trimestres reviennent en principe à la mère. Le principe connaît des exceptions, notamment quand le père a assuré seul l’éducation de l’enfant, en cas de décès ou dans certaines situations d’adoption. Un père peut donc, dans ces cas précis, bénéficier de trimestres pour un enfant né à cette période. La date qui compte ici est celle de la naissance ou de l’adoption de l’enfant. Elle se lit séparément de votre propre année de naissance, qui fixe le nombre de trimestres exigé dans le barème : deux dates, deux usages.
À partir de 2010, un partage possible entre parents
Pour un enfant né à partir de 2010, les 4 trimestres de maternité vont à la mère biologique. Pour l’éducation, 2 trimestres reviennent à la mère, 2 se partagent : les parents peuvent les attribuer à l’un d’eux ou les répartir entre eux. Pour une adoption, la fiche officielle présente le même schéma, avec 2 trimestres pour la mère et 2 attribuables ou partageables. Le choix se fait dans les 6 mois qui suivent le 4e anniversaire de la naissance ou de l’adoption. Sans choix exprimé, l’attribution se fait à la mère ; pour des parents de même sexe, la fiche prévoit un partage par moitié, selon ses propres règles. Chaque configuration familiale suit les siennes, et on ne transpose pas la situation d’un foyer à un autre.
Un délai à surveiller pour le partage des trimestres
- pour un enfant né ou adopté à partir de 2010, le choix de partage se fait dans les 6 mois qui suivent le 4e anniversaire de la naissance ou de l'adoption
- sans choix exprimé dans ce délai, les trimestres à attribuer reviennent à la mère ; pour des parents de même sexe, ils sont partagés par moitié
- en cas de désaccord entre parents ou de situation familiale particulière, contactez votre caisse avant la fin du délai : une modification tardive n'est pas acquise
Les conditions derrière le « jusqu'à »
Le mot « jusqu’à » a une raison : la majoration d’éducation dépend de conditions. Le parent doit avoir résidé avec l’enfant au moins un an en continu au cours des quatre années suivant sa naissance ou son adoption ; chaque année de résidence commune ouvre un trimestre. L’autorité parentale ne doit pas avoir été retirée. Chaque parent doit aussi justifier de 8 trimestres d’affiliation dans les régimes admis. Cette dernière condition n’est pas exigée du parent qui a élevé seul l’enfant pendant au moins un an en continu au cours de cette période, ni du tiers éduquant désigné seul par décision de justice. Le nombre attribué dépend donc des conditions remplies.
Une seule caisse attribue les trimestres
Quand une carrière passe par plusieurs régimes, une seule caisse attribue les majorations pour un même enfant. On n’additionne donc pas des trimestres du régime général et de la fonction publique pour cet enfant. Les enfants se déclarent en ligne avec le service « Déclarer mes enfants » du site Info Retraite, et les informations sont partagées entre les régimes. Trois choses se distinguent ici : le droit prévu par les textes, son attribution par la caisse, et son inscription sur votre relevé. Un enfant absent du relevé appelle une déclaration et une vérification auprès de la caisse, qui confirme l’attribution au moment de la demande.
Quelles règles pour les enfants des fonctionnaires ?
Titulaire ou contractuel, la première question
Dans la fonction publique, la règle dépend d’abord du statut. Un agent contractuel relève des règles du privé, y compris pour les trimestres liés aux enfants : ce qui précède le concerne. Un fonctionnaire titulaire relève d’un autre régime, qui distingue deux sortes de trimestres. Les trimestres d’assurance comptent dans la durée qui détermine le taux plein ; les trimestres dits liquidables entrent aussi dans le calcul du montant de la pension. En cas de carrière partagée entre public et privé, une seule caisse attribue les droits pour un même enfant, et c’est auprès d’elle que vous les faites confirmer.
Les naissances avant et depuis 2004
Pour un enfant né ou adopté avant le 1er janvier 2004, le fonctionnaire peut obtenir une bonification de 4 trimestres, à condition d’avoir interrompu ou réduit son activité. Pour un accouchement survenu à partir du 1er janvier 2004, après le recrutement, la mère reçoit 2 trimestres d’assurance. Depuis le 1er septembre 2026, l’un de ces deux trimestres compte aussi pour le calcul de la pension. Il s’agit du même trimestre, qui gagne un effet supplémentaire : le total reste de 2, sans troisième trimestre ajouté. Les règles propres au temps partiel et certains cumuls de périodes relèvent d’un détail que nous ne traitons pas ici ; votre service des retraites les applique à votre situation.
Les trimestres pour enfants comptent-ils en carrière longue ?
Des conditions qui s'additionnent
La retraite anticipée pour carrière longue permet de partir avant l’âge légal quand on a commencé à travailler jeune. Selon service-public.fr, ses critères se cumulent. Il faut avoir débuté avant 16, 18, 20 ou 21 ans, ce qui se vérifie par 5 trimestres en début de carrière, ou 4 pour une naissance au dernier trimestre de l’année. Il faut ensuite réunir la durée cotisée requise. L’âge auquel on peut partir dépend de la combinaison de ces critères : aucun nombre unique ne s’applique à tous, et l’âge exact se lit dans votre dossier. Avant tout calcul, on regarde à quel âge apparaissent vos premiers trimestres sur le relevé.
Deux trimestres d'enfants au maximum
Depuis septembre 2026, les majorations pour enfants peuvent être en partie réputées cotisées, c’est-à-dire comptées comme des trimestres cotisés pour la carrière longue. La limite est de 2 trimestres pour l’ensemble des enfants : ni 2 par enfant, ni les 8 trimestres de la majoration. D’autres périodes entrent dans cette catégorie avec leur propre plafond : 2 trimestres d’invalidité, 4 de chômage, 4 de maladie ou d’accident du travail, et 4 au titre de l’assurance vieillesse des parents au foyer ou de celle des aidants. Les congés maternité ou d’adoption indemnisés sont autre chose que les majorations pour enfants : ce sont des périodes de carrière, inscrites dans l’année où elles ont eu lieu. Des parents qui visent une carrière longue ne comptent donc, au mieux, que deux trimestres de majoration, quel que soit le nombre de leurs enfants.
Validé, cotisé, réputé cotisé : lire son courrier
Le total de trimestres affiché sur un relevé ne dit donc pas, à lui seul, si une carrière longue est ouverte.
- trimestre validé : tout trimestre retenu dans votre durée d'assurance, quelle que soit son origine
- trimestre cotisé : financé par les cotisations sur vos revenus d'activité
- trimestre réputé cotisé : compté comme cotisé pour la carrière longue, dans la limite propre à sa catégorie
- majoration pour enfant : trimestres ajoutés à la durée totale, dont 2 au plus comptent comme réputés cotisés en carrière longue
Attestation et simulation, ce qu'elles valent
Pour une carrière longue, le parcours passe par un relevé de carrière à jour, puis par une attestation, provisoire ou définitive selon la date de départ visée. La demande de retraite peut se faire 5 mois avant le point de départ choisi. Une attestation comme une simulation donne une indication sur vos droits. Aucune des deux ne vaut notification d’attribution de pension, le seul document qui engage la caisse. Les outils de simulation en ligne aident à préparer l’échange avec votre caisse, à condition de vérifier qu’ils intègrent les règles applicables depuis septembre 2026. N’arrêtez pas de travailler avant d’avoir obtenu confirmation de votre situation auprès de tous vos régimes de retraite, de base et complémentaires.
Le nombre de trimestres requis
Retraite Maline explique combien de trimestres il faut réunir pour partir à la retraite, selon l’année de naissance et la situation de chacun. Un rappel utile pour distinguer la durée d’assurance requise des règles propres à la carrière longue.
Peut-on partir sans avoir tous ses trimestres ?
Partir à l'âge légal avec une décote
Avoir l’âge légal et réunir tous ses trimestres sont deux conditions qui se vérifient séparément. L’âge légal permet de demander sa retraite ; la durée d’assurance complète donne le taux plein. Réunir sa durée avant l’âge légal ne permet pas de partir plus tôt, sauf dispositif particulier comme la carrière longue. À l’inverse, partir à l’âge légal avec des trimestres manquants reste possible : la pension subit alors une décote. Poursuivre son activité pour compléter sa durée est une autre option. Le choix dépend du dossier de chacun, et votre caisse est la mieux placée pour chiffrer l’écart entre les deux.
Le taux plein à 67 ans et son effet réel
Pour les générations du barème, le taux plein s’obtient automatiquement à 67 ans, quel que soit le nombre de trimestres. Taux plein ne veut pas dire pension complète : il supprime la décote, mais le montant reste calculé au prorata de la durée passée dans le régime. Au régime général, le taux maximum est de 50 % du revenu de référence, et non de 100 % du dernier salaire. Deux durées interviennent : la durée tous régimes confondus fixe le taux, la durée dans chaque régime sert au calcul de la pension versée par ce régime. Une carrière courte dans le privé donne ainsi, à 67 ans, une pension sans décote, proportionnée à cette durée.
Les enfants changent aussi le revenu de référence
Les décrets de juillet 2026 touchent aussi le revenu de référence, c’est-à-dire la moyenne des meilleurs salaires annuels sur laquelle on calcule la pension. Pour les pensions prenant effet à partir du 1er septembre 2026, ce revenu se calcule sur les 24 meilleures années pour un parent bénéficiaire d’une majoration ou d’une bonification pour un enfant, et sur les 23 meilleures à partir de deux enfants. Ce ne sont pas des trimestres en plus. La mise en œuvre informatique de ce calcul est annoncée courant 2027 : un versement recalculé tout de suite n’est pas acquis.
Invalidité et inaptitude, des règles à part
Des règles particulières existent pour les personnes en invalidité ou reconnues inaptes au travail : elles peuvent obtenir le taux plein dans des conditions différentes du barème général. Si votre question porte sur ce cas, nous détaillons la pension, le cumul avec un salaire et le passage à la retraite dans notre article sur l’invalidité de catégorie 2.
À qui s'adresser pour vérifier ses trimestres et déclarer ses enfants ?
Consulter, déclarer, corriger
Dans votre compte retraite, vous consultez d’abord votre relevé de carrière, qui liste les trimestres déjà enregistrés. La déclaration des enfants est une démarche à part, par le service « Déclarer mes enfants ». À partir de 55 ans, le service « Corriger ma carrière » permet de signaler en ligne une période absente ou erronée. Avant cet âge, rien n’empêche de contacter votre caisse pour une difficulté : 55 ans ouvre la correction en ligne, et vous pouvez poser vos questions bien plus tôt.
Les pièces à réunir avant l'échange
Selon ce qu’elle examine, la caisse peut demander votre relevé, des justificatifs de carrière, les informations de naissance ou d’adoption de vos enfants, des éléments sur votre situation familiale et les décisions d’attribution déjà reçues. Rassembler ces documents avant l’échange évite de revenir plusieurs fois sur la même question. L’Assurance retraite répond au 39 60, du lundi au vendredi de 8 h à 17 h ; le service est gratuit, l’appel est au prix d’une communication. En carrière longue, une fois l’attestation obtenue, vous pouvez transmettre votre demande de retraite cinq mois avant le point de départ choisi.
À qui poser chaque question
- votre compte retraite : consulter le relevé de carrière et vérifier les trimestres inscrits
- le service « Déclarer mes enfants » sur Info Retraite : transmettre les informations sur vos enfants, partagées entre les régimes
- le service « Corriger ma carrière », dès 55 ans : signaler une période absente ou erronée
- votre caisse de retraite : demander quels trimestres pour enfants vous sont attribués, et lesquels comptent pour une carrière longue
- l'Assurance retraite, au 39 60 : du lundi au vendredi, de 8 h à 17 h, service gratuit et prix de l'appel
Conclusion
Le nombre de trimestres qui vous concerne se lit à partir de votre date de naissance complète, dans le barème applicable aux pensions prenant effet depuis le 1er septembre 2026 : 170 pour 1963, 1964 et le début de 1965, 171 d’avril à décembre 1965, 172 à partir de 1966. Les trimestres liés aux enfants s’ajoutent à votre durée d’assurance, jusqu’à 8 par enfant dans le privé, selon des conditions et une attribution propres à chaque famille. L’ordre de vérification reste le même : votre génération, votre régime, les droits déjà inscrits sur votre relevé, puis la confirmation de votre caisse avant de fixer une date.
Nos sources
- Service Public, âge de départ et durée d'assurance selon la naissance, service-public.gouv.fr
- Service Public, validation des trimestres par le salaire, service-public.gouv.fr
- Service Public, majorations de durée d'assurance pour enfants, service-public.gouv.fr
- Service Public, trimestres pour enfants dans la fonction publique, service-public.gouv.fr
- Service Public, retraite anticipée pour carrière longue, service-public.gouv.fr
Cet article informe, il ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé ni celui de l’organisme compétent pour votre situation.
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Les trimestres pour la retraite : les questions fréquentes de nos lecteurs
Né en 1964, faut-il 170 ou 171 trimestres ?
170 trimestres, pour un salarié du privé dont la pension prend effet à compter du 1er septembre 2026, avec un âge légal de 62 ans et 9 mois. Le chiffre de 171 vient du calendrier antérieur.
Né en 1965, pourquoi le mois de naissance compte-t-il ?
L’année 1965 est coupée au 1er avril. De janvier à mars, il faut 170 trimestres et l’âge légal est de 62 ans et 9 mois ; d’avril à décembre, 171 trimestres et 63 ans.
Le père peut-il recevoir des trimestres pour un enfant ?
Oui, selon la majoration, la date de naissance ou d’adoption et les conditions remplies. Pour un enfant né à partir de 2010, des trimestres d’éducation peuvent être attribués au père. Les trimestres de maternité restent à la mère biologique.
Les enfants permettent-ils de dépasser quatre trimestres dans une année ?
Les majorations pour enfants sont détachées de toute année civile. Elles s’ajoutent à votre durée d’assurance totale ; le plafond de quatre trimestres par an concerne les périodes de carrière.
Mes enfants n'apparaissent pas sur mon relevé : ai-je perdu mes droits ?
Cette absence indique seulement que l’information n’est pas inscrite. Déclarez vos enfants avec le service « Déclarer mes enfants », puis demandez confirmation à votre caisse, qui attribue les trimestres.
À 67 ans, toucherai-je automatiquement une retraite complète ?
Le taux plein est automatique à 67 ans pour les générations du barème, et la décote disparaît. Le montant reste calculé selon votre durée dans le régime et vos revenus : il peut donc être inférieur à une pension complète.



